Une sélection de théories
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    Top 3 de la déco qui tue (ou qui en tout cas fait très mal)

    Ça y est. Vous vous dites que je suis en train de me métamorphoser en Valérie Damidot, que je vais vous parler déco, murs taupe, rideaux pourpre, et que dans les prochains articles, je vous ferai part de mes coups de cœur shopping, recettes d’été et ...

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  • Le questionnaire d’Elise

    Le questionnaire d'Elise

    Le questionnaire de Proust, vous connaissez? En y réfléchissant bien, ce bon vieux Proust était un peu le Mark Zuckerberg de l'époque. Pas de I like, de tag, de statuts, la vie était beaucoup plus simple et se résumait à une feuille de papier sur laquelle chacun tentait tant bien ...

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  • Les filles cool

    Les filles cool

    Il y a les filles cool Il y a les mecs cool Et il y a les kiss cool. Voilà, c’est fait. Je peux me targuer d’avoir, en 3 lignes, écrit l’intro la plus misérable qu’il soit donné d’exister depuis la création de ce blog, et d’avoir inventé le gag qui ...

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  • Roulez jeunesse! top 6 des règles anti-tuning

    Roulez jeunesse! top 6 des règles anti-tuning

    Il y a plusieurs questions restées sans réponses dans ma vie. Qu’est-ce que je ferai quand je serai grande ? Comment des gens peuvent survivre à un concert de Christophe Maé ? Comment peut-on aimer la Suze ? Pourquoi les zèbres ont des rayures ? Pourquoi n’arrive-ton pas à toucher ...

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    Les fautes de goût chez les hommes

    Il m’arrive (souvent) (trop souvent même) de marcher dans la rue, et que mon regard tombe sur ça: Ou sur ça: Dans ces moments-la, j’ai beau faire ma miss France et me dire que l’apparence, ça reste quelque-chose de superficiel et que la beauté intérieure est bien plus importante, ...

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  • Ivresse, quand tu nous tiens…

    Ivresse, quand tu nous tiens...

    Bourré, ivre, plein, soûl, aviné, beurré, éméché, pompette, mûr, rétamé… et ce n’est que le début de la liste ! Les synonymes pour qualifier cet état du j’ai-un-peu-trop-picolé sont multiples, et pour cause ! Les conséquences que l’alcool engendre sont elles aussi nombreuses et variées. Il y a ceux qui ...

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  • 30 ans

    J’ai peur de devenir adulte.  Pour une fille (ou femme – ah mon dieu, formulation solennelle empêchant toute rébellion post-adolescente) de 28 ans-presque-30 comme moi, c’est assez tragique, je vous le concède. Quand j’étais petite, je jouais au jeu des « adultes ». Le principe était d’une ...

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Ivresse, quand tu nous tiens…

Bourré, ivre, plein, soûl, aviné, beurré, éméché, pompette, mûr, rétamé… et ce n’est que le début de la liste ! Les synonymes pour qualifier cet état du j’ai-un-peu-trop-picolé sont multiples, et pour cause ! Les conséquences que l’alcool engendre sont elles aussi nombreuses et variées. Il y a ceux qui ont le vin mauvais, ceux qui vomissent après une vodka, ceux qui deviennent très affectueux, ceux qui font encore plus de théories foireuses, etc…

Pourtant, entre l’état de sobriété et celle d’ébriété, il existe plusieurs phases qu’il me semble ici utile de répéter. Ça ne remplace pas l’éthylomètre, mais ça permet au moins de situer, sur l’échelle de la gravité, notre niveau d’alcoolémie (et de pathétisme).

Phase 1 : je rigole, je rigole, je rigole

C’est la phase « heu, mais dis donc ! ce petit verre me rend euphorique ». Cette phase nous fait généralement passer pour le crétin ou l’écervelée de service, qui rigole à toutes les sorties au lieu d’avoir les capacités neurologiques  pour aligner une phrase.   

Phase 2 : je parle fort et je ne m’en rends plus compte

C’est la phase de confiance en soi, où le regard des autres importe peu (on verra que le concept du je-m’en-bas-de-ce-que-pense-le-reste-de-la-terre s’accentuera lors des phases suivantes). On parle et on rigole de plus en plus fort, les gestes deviennent plus amples, les mots plus… prononcés, bref, c’est le sentiment naissant du je-suis-confiant-et-je-suis-bien-dans-ma-peau(ndlr : sentiment fourbe et foireux, on s’entend).

Phase 3 : la fusion entre l’Homme et son verre

J’aime mon verre et je ne m’en sépare plus. La phase 3 est le début de la phase critique. C’est d’ailleurs, à mon humble avis, à ce stade-là qu’on peut juger si quelqu’un a dépassé les limites et entre dans la dead zone. Parce que le coup du « mon verre me guide, mon verre me fait tenir debout, mon verre est mon Dieu, quoi», ça craint, disons-le ! Je reste d’ailleurs toujours épatée par la capacité qu’ont les gens de la phase 3 à ne pas renverser leur verre, à faire les équilibristes malgré les litres d’alcool ingurgités.

Phase 4 : la descente

Après les rires, les théories foireuses qui refont le monde, et le culte voué au précieux calice, arrive le moment de la rechute, du coup de barre, de la descente. Vous savez, quand tout à coup vous êtes pris d’un petit coup de mou, et que vous vous asseyez discrètement là, sur le petit muret qui est juste à côté ? Vous êtes précisément dans la phase 4. C’est en réalité votre petit cerveau qui vous envoie le signal d’alarme du « hey au fait, si tu continues comme ça, mon coco, ça rigolera moins demain matin ». Il y donc ceux qui s’endorment comme de grosses merdes sur le fameux muret, et ceux qui passent à la phase 5.

Phase 5 : le ridicule ne tue pas (quoique.)

Moi, j’ai un petit coup de cœur pour cette phase. Vous savez, c’est le moment dans l’histoire où vous n’êtes pas assez bourré dans le mariage ou l’enterrement de vie de jeune fille pour danser sur la macarena, mais le type d’à côté si. Ce genre de soirée, très très longue, infinie même, devient plutôt attachante et/ou pathétiquement parlant assez drôle lorsque le type qui se relève de la phase 4 entre dans la phase 5 et commet l’irréparable, le syndrome du « je suis bourré et je le dis à la terre entière », à savoir : mettre sa cravate autour de la tête. Et oui. On est en 2011 et ça existe toujours! Cette phase me surprend tout le temps, parce que je me demande comment, s’il nous reste un peu d’orgueil, de fierté et de neurones, on peut cautionner la phase 5 et même trouver un certain plaisir à anéantir les derniers sursauts de respect envers soi-même qu’on pouvait avoir… 

  

Phase 6 : hardcore style

Dans la continuation de l’exercice de style pour paraître le plus ridicule, il y a l’ultime phase, celle où le corps dit qu’on a trop déconné, celle ou le cerveau  a abandonné tout dignité depuis des années lumières. La phase gore du « je pisse devant tout le monde et je dégueule aussi devant tout le monde ». Je ne vous fais pas de dessin et ne vais pas entrer dans les détails, ça nous rappellerait à tous des moments douloureux qu’on préfère oublier.

Phase 7 : rédemption

Les fameux lendemain d’hier, où on se promet que ce sera la dernière cuite de notre vie, où on se fait des tisanes et des jus de fruits pour nous donner l’illusion de nous purifier, où notre bide et notre tête ne sont qu’un espèce de vague truc douloureux, et où tout flash-back de la veille est plus douloureux encore que le visionnage de toute la série Rex. 

… Et voilà comme, d’un verre malheureux de champagne bu avec un peu trop de persévérance, on en arrive à vouloir prendre une pelle, creuser dans le sol et s’y enterrer avec une télé pour se faire l’intégral de Rex, le chien policier.

Mouais.

Tout fout le camp !

Roulez jeunesse! top 6 des règles anti-tuning

Il y a plusieurs questions restées sans réponses dans ma vie. Qu’est-ce que je ferai quand je serai grande ? Comment des gens peuvent survivre à un concert de Christophe Maé ? Comment peut-on aimer la Suze ? Pourquoi les zèbres ont des rayures ? Pourquoi n’arrive-ton pas à toucher notre coude avec la langue ?
Les questions restées sans réponses sont multiples. Mais il y en a une qui revient souvent. Dès que je croise des types en voiture rabaissée, vitres tintées, musique à fond, je me demande toujours : « comment ça se fait qu’ils n’ont pas encore compris à quel point ils sont pathétiques ? ». Parce que franchement, comment garder une certaine crédibilité en conduisant une voiture tunée, comment, oui comment ne pas penser que ces conducteurs tentent de compenser certaines défaillances propres à leur anatomie en injectant toutes leurs économie dans leur voiture ?

Allez. Il est temps d’éditer un petit guide de survie des erreurs à ne pas commettre avec sa voiture.

1. Les dés en mousse sur ton rétroviseur tu éviteras


Et autres sapins magiques ou portraits de femmes dénudées. Parce que les dés en mousse, ça sert à rien (sauf quand on est pris d’une envie soudaine de jouer au yazz, mais je ne suis pas sûre que le calibre de ces dés soit optimal, parce que les sapins magiques ça file la nausée, et parce que les photos de femmes dénudées, même chez le garagiste, c’est de mauvais goût. Je préconise la sobriété et le côté épuré du rétroviseur, qui n’est pas, rappelons-le, un objet de déco, mais une invention ingénieuse permettant entre autre d’éviter de se ramasser les arbres en marche arrière.

2. Les autocollants foireux tu banniras


Entendons par là les traditionnels autocollants Playboy, marques de pneu, de jantes ou de garages, de messages politiques tels que free tibet, gags éculés (très long véhicules pour une twingo, au hasard), ou les fameux indétrônables europa-park ou corsica ferry. C’est bon, on a compris, vous avez une vie sociale très exotique et remplie, vous pouvez les enlever maintenant.

3. Une raison tu te feras


Et oui, il est peu probable que tu sois le prochain Prost ou Hamilton. Le siège de formule 1, les jantes en acier, le pommeau de vitesse qui te donnent l’impression d’être le roi du circuit… comment dire… ça ne te donne cette impression qu’à toi. C’est tragique, parce qu’à nous, tu nous donnes l’impression d’un type pathétique. Range-moi tout ça au garage.

4. La sobriété de ta carrosserie tu préconiseras


Alors pour commencer, les couleurs autres que noir-gris-blanc sont à proscrire. Le vade-retro-satanas de cette catégorie, c’est bien sûr les couleurs métalliques tintées, genre « hey regarde ma caisse change de couleur quand je te dépasse ». Non non et non. Sobriété et simplicité.

5. Les accessoires confortables tu jetteras


Le tapis de perles de bois qui te masse le dos, le volant en fourrure qui enlève la crasse de tes mains, le dégradé bleu ciel sur le haut de ton pare-brise qui te protège du soleil…  A un moment, c’est comme pour la moquette et le parquet : beau et confortable, ça va rarement ensemble, et parfois, il faut savoir faire des concessions.

6. Du concept de la voiture-discothèque, le deuil tu feras
Parce qu’au risque de paraître étroite d’esprit, une voiture, ça sert à rouler d’un point A à un point B, pas à dire à tout le monde « je suis fan de R’n’B – (ndlr : ou de toute autre musique insupportable) et je te pète les tympans avec ma musique ». On remonte ses vitres, on baisse le volume, on se fait une raison. Et dans le concept ma-voiture-est-une-boîte-de-nuit, on supprime également les phares bleus-blancs-jaunes-avec-des-points-ou-des-tirets-enfin-les-phares-genre-un-peu-tunés-eux-aussi.

Messieurs, si vous suivez ces règles, vous n’arriverez sans doute toujours pas à lécher votre coude avec la langue, mais au moins (et ce n’est pas rien), vous ne donnerez plus l’impression au reste du monde de devoir compenser quelques vagues lacunes de dame Nature. Allez. Roulez jeunesse ! Et le meilleur pour la fin (que je viens de découvrir à l’instant, après l’écriture de cet article. ça me laisse sans voix!)

moi moi et moi (et Justin Bieber)

Je sais, ça fait des années lumières que je n’ai rien écrit sur mon blog.

J’attends un enfant et avec tous ces magnifiques bouquins sur les préparatifs à l’accouchement et le choix du prénom, je n’ai pas eu le temps de me consacrer à mon blog?
Je reviens d’un long voyage qui a totalement bouleversé ma vie et m’a ouvert les yeux sur la futilité de mes articles ?

J’ai eu un véritable coup de cœur pour Justin Bieber, que j’ai décidé de suivre en tournée à travers les Etats-Unis, dans un camping car sans ordinateur ni connexion internet ?
Même pas. Pire que ça. Enfin non peut-être pas pire que Justin Bieber, faut pas pousser non plus. (Sérieusement. Justin Bieber. Le succès planétaire. Numéro 1 des ventes de disques. Les mots me manquent. Enfin bon.)

J’ai chopé le syndrome éliséen. Je vous explique. Au début, j’ai lancé ce blog comme ça, pour le fun (heu. Même Justin aurait eu une meilleure argumentation). Disons, juste pour me faire plaisir. Les mois passants, la pression a augmenté. Parce que de la notion de plaisir, je suis passée à la notion de il-faut-que-j’écrive, un concept vachement plus contraignant que et-si-j’écrivais-pour-le-plaisir (puisqu’on est dans les références musicales, saviez-vous que cette magnifique et bouleversante chanson de « Pour le Plaisir » que chante Herbert Léonard a été écrite par Julien-Lepers-oui-Monsieur. Enfin je m’égare. Mais quand même. Les mots me manquent. Enfin bon.)

Plus je me dis que je dois faire un truc, et moins je le fais. C’est ça le syndrome éliséen. Et plus je me mets la pression, et plus ça me paralyse. Par exemple, il fut un temps où, jeune, belle, innocente, je peignais et dessinais. Et ça me plaisait bien. Et puis un jour j’ai un peu arrêté. Et je me suis dit que je devrais recommencer. Et je me suis ensuite dit qu’il faudrait vraiment recommencer. J’ai fait 2-3 essais pas du tout concluants, forcément. Alors j’ai décidé d’acheter, il y a quelques jours, un Moleskine – d’abord parce que c’est super beaux ces petits livres – et ensuite parce que le fait de l’avoir sur moi m’encouragerait à réveiller l’artiste qui sommeille en moi. Justin Bieber ne ferait pas mieux, et si ça se trouve, Julien Lepers avait aussi ce fameux Moleskine sur lui lorsque les paroles de ce tube interplanétaire lui sont venues à l’esprit.

Je ne suis pas Julien Lepers, et je n’ai pas vraiment à m’en plaindre, mais, installée dans le train, j’ai déguéné le Moleskine et regardé autour de moi. J’avais 15 minutes de trajet, le train était bondé, le type assis à côté de moi me dévisageait. Bref, les conditions optimales pour réaliser une œuvre d’art. Et bien le pire, c’est que j’ai dessiné un truc pas trop mal. Pourquoi ? Parce que je ne me suis pas mise cette foutue pression. Je m’autorisais à faire un truc super naze. Et ça a eu l’effet inverse.

C’est un peu pareil pour l’écriture de ce blog. J’ai des dizaines d’ébauches d’articles, que je relis parfois et qui me font dire que je devrais peut-être me tourner vers l’écriture de tubes pour chanteurs de variété française. Alors je me remets devant mon ordinateur, je clique sur nouveau document, et là, si si je vous jure, le cliché  ultime me tombe sur la gueule : j’ai le syndrome de la page blanche. Alors je clique sur fermé, mon cerveau se met en ébullition, et mon syndrome éliséen me fait de beaux sermons : mais enfin Elise pourquoi tant de pression ? Pourquoi tu n’arrives plus à écrire ? Pourquoi tu réfléchis autant ? Pourquoi Herbert Léonard n’est pas le père caché de Justin Bieber, pourquoi mon dieu pourquoi ??

C’est toujours dans les moments incongrus que l’inspiration me vient. Hier soir, je rentrais chez  moi, j’ai trouvé plein d’idées pour mon prochain-hypothétique-pseudo article, mais je n’avais ni Moleskine ni stylo. Moralité : je ne me rappelle plus de mes brillantes idées.

Les plus durs d’entre vous diront que c’est parce que je ne m’en rappelle plus qu’elles étaient brillantes, les plus psychologues d’entre vous diront plutôt que c’est justement parce que je n’avais rien à pour écrire que je me suis permise d’y réfléchir et de développer ma créativité.

Peu importe. Je n’ai pas de remède magique à tout ça. Je n’ai malheureusement pas, derrière mon cerveau, un petit bouton bien planqué « on » « off » sur lequel appuyer, ce qui, soit dit en passant, serait une excellente invention dont je serais preneuse.

Mais au moins cette page n’est plus blanche, et c’est déjà un bon début, même si bon, j’ai Herbert Léonard dans la tête. En même temps, on ne peut pas tout avoir !

4, 3, 2, 1… Bonne annééééée ! (avec l’accent vaudois et/ou l’accent bourré)

Noël, les bains de foule dans les centres commerciaux, la dinde trop cuite, le verglas et Le Père Noël est une ordure qui repasse pour la 50e fois à la télé, ça c’est fait. On a survécu. Et on se redit que vraiment, l’année prochaine, on arrête les cadeaux.
Quelques jours pour soigner une gueule de bois, échanger ses cadeaux qu’on a à double (pour les plus honnêtes, les cadeaux merdiques) et se remettre péniblement de ces « joyeux noël », balancés avec autant d’honnêteté qu’un chat qui ronronne avant le largage de croquettes.
Le répit est pourtant de courte durée.

Quelques jours.

Tic tac tic tac, et voilà qu’on se retrouve à faire la bise et dire nos vœux à un type bourré qui continue de chanter complètement faux et bien trop fort « I’ve got the feeling » sur une chorégraphie pathétique. Youpi. Bonne année.
Petit guide de survie à l’attention des phobiques du « 4, 3, 2, 1…. Bonne année !!! »



1.    Evitez les bilans
Oui je sais… la nouvelle année, c’est un peu comme fêter ses 40 ans ou son enterremenent de vie de jeune fille, ou de jeune homme. C’est l’effet une-page-se-tourne ; foutue-page-va ! Elle s’accompagne de mots aussi déprimants que remises en question, résolutions, projets, nouveau départ, et tous ces concepts foireux qu’on retrouve en une des magazines féminins.  Allez quoi, c’est un jour comme un autre. Et les bilans – personnels, médicaux, professionnels – c’est un peu comme les horoscopes : c’est sympa pour « Biba » ou « Femme Actuelle », mais nous on vaut mieux que ça.

2.    Fuyez les boites de nuits
Les boites de nuit, c’était sympa quand on avait 16 ans, et qu’on réussissait à berner le videur. Mais de nos jours (dis-je du haut de mes 96 ans), c’est plus ce que c’était. Payer 50 balles pour se retrouver à côté de types qui portent des t-shirts moulants blancs (pour les UV. Ça fait ressortir les musculatures de ces beaux éphèbes. C’est qu’ils savent s’adapter aux environnements pour optimiser leur potentiel) et de bimbos qui veulent tester leurs connaissances acquises lors de cours de lap danse. Tout un programme. Le tout arrosé du chiantissime « I’ve got the feeling, ou hou…. » de ce cher David Guetta (qui doit bien se marrer de s’être fait autant d’argent avec une seule note de musique – ou c’est les Black Eyed Peas? Ou les 2…?) et de vodka frelatée à 15fr le shot. Et puis bon, les « 4, 3, 2, 1… » en chœur, entouré de bimbos et gigolos qu’on ne connaît pas… c’est pas le plus authentique et le plus attachant des réveillons !

3.    Rendez ce jour ordinaire. Alléluia.
Je sais pas vous, mais moi, dès que je me dis que tel ou tel jour va être super, que tel ou tel restaurant va être incroyable, que tel ou tel film va changer ma vie, je suis déçue (sauf en ce qui concerne le tube interplanétaire de David Guetta et qui a bien entendu changé ma vie à jamais). Et Nouvel An, c’est, dans l’imaginaire collectif, un moment unique, exceptionnel, qu’il faut fêter dignement. Bref, un concentré d’adjectifs qui présagent le pire. Du coup, on se réjouit de fêter cette soirée, et on est déçu à tous les coups. Après les milliers de « Tu fais quoi à Nouvel An ? », on se retrouve le 1er, avec son verre de vodka frelaté, à se dire « tout ça pour ça », en même temps  qu’on fait le bilan de notre vie. Vous voyez le truc déprimant !

4.    Oubliez la télé
Pour les anarchistes, les rebelles et les anti-nouvel-anistes, ne tombez pas dans le piège du « et si je restais tranquillement chez moi à me mater un bon film ?». Car ça finira indéniablement et tragiquement par un « mais qu’est-ce que je fous à regarder Patrick Sébastien tout seul chez moi ??!! »

Résumons. On évite les bilans et autres questions existentielles (auxquelles on ne trouvera pas de réponse cette année, la prochaine et même les suivantes), les tubes de David Guetta (ben bravo, je vais l’avoir dans la tête tout le week-end celui-là), les émissions de Patrick Sébastien, et on se dit que finalement, ce jour comme un autre, va pas être plus mauvais qu’un jour ordinaire. Allez. Santé, et bonne année !

Le questionnaire d’Elise

Le questionnaire de Proust, vous connaissez? En y réfléchissant bien, ce bon vieux Proust était un peu le Mark Zuckerberg de l’époque. Pas de I like, de tag, de statuts, la vie était beaucoup plus simple et se résumait à une feuille de papier sur laquelle chacun tentait tant bien que mal de répondre aux questions de ce cher Proust.

C’est donc dans un élan totatement scyhzoprhénique que je me suis dit qu’avec mes questions foireuses, je pourrais faire moi aussi un questionnaire, que je vais sobrement et humblement intituler: « Le questionnaire d’Elise ».

Sans transition donc, quelques questions… foireuses ou pas… et allez, promis, dès que Mark Zuckerberg y aura répondu, je le remplirai aussi!

1. Comment je ne me vois pas dans 20 ans ?

2. Mon repas de condamné à mort

3. Je sais je sais, c’est une honte d’aimer ça, pourtant j’adore… ?

4. Mon talent caché ?

5. La grande question existentielle de ma vie ?

6. Les 3 personnes (mortes, vivantes, fictives…) que j’inviterais autour d’un repas ?

7. La chose que tout le monde aime, et que je déteste ?

8. La grande résolution que je n’arriverai jamais à tenir ?

9. Mon juron préféré (juron combiné toléré) ?

10. Je sais, je ne devrais pas en rire… ?

11. Je sais, je ne devrais pas critiquer… ?

12. La qualité chez l’autre qui m’exaspère ?

13. Le défaut chez l’autre qui m’émerveille ?

14. le film culte que j’ai honte d’aimer mais que j’aime quand même ?

15. Et dire que j’ai osé porter ça il y a 15 ans… ?

16. Sur la fameuse île déserte, l’objet que j’emmènerais avec moi ?

17. La meilleure invention du monde ?

18. Le souvenir que j’aimerais me passer au moment de ma mort ?

19. ça fait rêver tout le monde, mais pas moi… ?

20. La chanson que j’aurais aimé faire ?

21. Les paroles du tube (tout le monde connaît MTV à présent) que j’ai honte de connaître par cœur ?

22. La chanson qui trotte dans ma tête et dont je n’arrive pas à me débarrasser ?

23. Une journée dans la peau d’une personne, ce serait… ?

24. La règle de politesse que j’abolirais ?

25. Le slogan publicitaire le plus bidon ?

26. La douleur la plus insupportable ?

27. Le comble de la vulgarité ?

28.Mon épitaphe sera… ?

La Lambada, les festivals et les pétasses

Hier soir, une toyota corolla passe devant moi. Vitres baissées, « La Lambada » retentit, et rejailli de ma mémoire sélective post-traumatisée des tubes de l’été des années 80 et 90. Merci au conducteur pour cet instant d’émotion qui m’a redonné le sourire. Écouter de la musique à fond les vitres baissées, il faut assumer. Mais écouter La Lambada, en 2010, à fond et les vitres baissées, sans la moindre gêne, je dirais même plus, avec une certaine fierté, ça relève de la performance.

Cette petite introduction musicale vous donne le ton : je vais parler musique. Ou plus précisément, festivals. Je vous ai déjà parlé des plaies d’Egypte lors des concerts lors de ma période groupie-Julien-Doréenne.

Mais voilà. A bientôt 30 ans, il me fallait une expérience plus cérébrale, plus hype, plus bobo (La Lambada et Corolla, c’est du passé. Et c’est pas plus mal je crois). Le Pully For Noise s’est ouvert à moi. Bar à vin, hommes à moustaches et lunettes de graphistes, femmes à franges et sacs Freitag (et dire que je remplis ces 2 catégories… oui oui je sais. Mais j’ai bu de la bière, j’ai fait de la résistance et j’ai boycotté le bar à vin. Honneur sauvé ?)

Pully For Noise donc, festival hype pour concert hype. The National, excellent groupe s’il en est un, avec un chanteur barbu et un bassiste portant la chemise à carreaux de vigueur. Si vous voulez vous faire bien voir dans une conversation, dites que vous aimez beaucoup The National. C’est comme dire qu’on adore les brunchs au champagne, les films de Sophia Copolla ou les hamburgers au foie gras. Terriblement tendance.

Tendance ou pas, moi j’aime The National (et les hamburgers, au foie gras ou à n’importe quoi, mais ça c’est une autre histoire). Je me réjouissais. Règle numéro 1 : ne jamais se réjouir car règle numéro 2 : les concerts dans les festivals sont terriblement décevants.

Naïve et pleine d’espoirs, moi et mon sac Freitag nous sommes d’abord dirigé près de la scène, avec un cerveau fonctionnant sur le mode binaire qui disait, en gros : foule=aller devant pour voir quelque-chose.

De nature un rien claustrophobe (et hypocondriaque, et misanthrope, mais je m’égare), j’ai la tendance à garder précieusement mon demi-mètre carré d’espace vital. Je me crée une sorte de cercle invisible, qui est plutôt pas mal efficace les 10 premières secondes du concert. Et c’est à ce moment-là que mon moment serein et ma bulle invisible s’effondrent, car tous les barbus qui étaient au bar à vin se disent qu’il faut aller voir le concert hype et s’incruster dans la foule. Moi et mon demi-mètre carré d’espace vital faisant partie de la foule. Donc à tous les coups, en moins d’une minute, un gaillard de 1m90 se pointe juste devant moi (en soit, c’est pas un gros problème), et y reste (c’est là que ça devient problématique).

Ajouté à la « non-vue » ou plutôt à la vue d’un dos pile poile devant moi, une sonorisation aussi à la pointe qu’au drive in de Mc Do. Résignée, je me rétracte, tel un soldat blessé (mais quelle métaphore pourrie ! On dirait un couplet de Johnny) et je recule là où la foule se fait moins dense. Mon aimant à grands barbus ayant passé le test avec brio, la deuxième tragédie survient : mon aimant à pétasse se met en route. Je retrouve pile devant moi LA meneuse du gang des pétasses (que nous allons appeler la MGP), et tout autour une multitude de pétasses (femmes comme hommes, mais la langue française a ses limites, et pétasses ne se conjugue qu’au féminin). La MGP est fascinante. Tout autant que le conducteur qui kiffe la Lambada. Mais à un autre degré- Tout est une question de références

La MGPsait parfaitement se pétassiser pour rallier son gang. Allure et attitude. Se pétassiser demande du travail et de la persévérance. Par exemple, pour être une bonne pétasse, il faut :

  1. Fumer. Beaucoup fumer. Et cligner des yeux en fumant (pour le côté tourmenté-torturé)
  2. Faire la bise à au moins 20 personnes en 1h de concert (pour le côté je connais tous les barbus cool de Lausanne)
  3. Avoir un verre (de vin) en plastic pour faire croire qu’on adore boire
  4. Parler. Beaucoup parler. Beaucoup trop parler, ce qui implique de :
  5. Ne pas écouter 10 secondes du concert, et dire, forcément, le lendemain, que The National c’est hyper bien, devant un coupe de Champ’.

Une MGP, un barbu de 2 mètres qui tue ma bulle invisible, une sono pourrie, un chanteur bourré…

Heureusement qu’il y a la Lambada ; quelques notes de douceurs dans ce monde de brutes…

Vive les mariés. Vous reprendrez bien une poignée de riz dans la tronche, non ?

Chapitre I : Préambule…
Je ne vais pas vous parler des conséquences du mariage, bien plus flippantes encore qu’un épisode des contes de la Crypte à 12 ans (pour certains, c’est l’Exorciste. Mais moi je suis une petite nature face aux films d’horreur, et les contes de la crypte, c’était déjà le summum du traumatisme).

Non. Je vais vous parler de la cérémonie de mariage. Je suis bien sympa, je vous épargne les épisodes larmoyants du « je me mets à genoux et je récite mes phrases à 2 balles dans un endroit pseudo romantique ».
Les cérémonies de mariage. J’en ai pas faites beaucoup. Je crois même que j’ai à mon compteur plus d’enterrements que de mariages. Ce qui, au passage, n’est pas plus mal.
Pourquoi les cérémonies de mariages sont-elles si indigestes ? Parce que tout est calculé, vu et revu, stéréotypé. Les mariages, c’est un peu comme se retrouver coincé dans un assenceur avec un type qui vient de se vider un flacon de Fahrenheit un jour de canicule. Ça fait mal à la tête, et c’est terriblement indigeste.

Chapitre II : la mariée et sa robe de princesse meringuée

Comme je travaille juste à côté de l’Hôtel de ville, j’en vois défiler, des mariées. J’assiste donc au copié-collé de mariées, spécialement les vendredis. Robe blanche, perles dans les cheveux blanches, sourire blanc, roses blanches. Oui oui je sais, le blanc c’est la couleur de la pureté, mais à l’époque où la chasteté avant le mariage est, je peux le dire sans trop m’avancer, un concept aussi discutable que le talent d’actrice de Lindsay Lohan, ne pourrions-nous pas passer à une autre couleur ? Et puis bon, ce côté « allez, aujourd’hui, je me transforme en meringue », ça me débecte. Pourquoi tant de froufrous, de dentelles, de perles, de boucles, de paillettes dans les cheveux, d’ongles frenchmanucurés ? Aie aie aie, tant d’artifices pour fêter l’union avec l’être aimé, celui qui nous aime telles que l’on est, qui va se réveiller à nos côtés chaque jour du reste de sa vie, en voyant nos cernes et les marques d’oreiller… c’est pas un peu paradoxal, non? Enfin bon, je comprends qu’on se fasse jolie, au mariage et qu’on évite le jeans, mais est-ce que la dentelle, la laque Elnett et le corset perlé trop serré entrent dans la définition de « jolie mariée » ou de « mariée meringuée »

Chapitre III : le marié bourré

Les mariées sont souvent moches, ultra maquillées et ultra coincées (ne pas manger pour ne pas faire sauter mon corset, ne pas boire pour ne pas m’étaler pendant la valse, ne pas pleurer pour ne pas faire couler mon maquillage…) et le marié, ultra classique (manger pour profiter de la soirée, boire pour finir bourré, pleurer parce que fini bourré). Pauvre marié. Puisque tous les regards sont tournés vers la mariée Oh-mais-quelle-belle-robe-de-princesse-meringuée !, le marié se finit à l’alcool pour capter le peu d’attention qu’il reste… ou pour accepter sa triste réalité : se réveiller chaque jour aux côtés d’une mariée meringuée cernée…

Chapitre IV : les invités qu’on ne voulait pas inviter

Ça devrait être le jour le plus beau de notre vie, mais on invite toujours la grande tante qu’on n’a jamais rencontrée, et la petite cousine à qui ramène ses 50 gosses hyperactifs. Sans oublier l’oncle pervers qui reluque tout ce qui bouge en se goinfrant de canapés au saumon et de Rimus.

Chapitre V : les animations foireuses des mariages

C’est inévitable : Lle DJ au clavier qui nous fait un remix de A A A la queue leu leu, suivi d’une chorégraphie de la Macarena (qui capte même les gosses hyperactifs de la petite cousine, c’est dire..), et une reprise de James Blunt pour le slow, super moment magico-émouvant de la soirée bien sûr pour les mariés…. Allez, on reprend tous une gorgée de champagne ! il y a aussi le lâcher de ballons (dans le concept : on est sûr qu’on a l’idée la plus originale du monde, sauf que ces foutus lâchers de ballon se retrouvent dans tous les mariages du monde !).

Chapitre VI : la nuit de noce – oh mon dieu la nuit de noce !

Bon déjà il faut réussir à enlever le corset de la meringuée, et quand on est un marié bourré, c’est un défi de chaque instant. C’est tragique surtout, parce qu’il paraît que la plupart des mariés sont trop fatigués (ou bourrés, selon votre degré de vulgarité) pour inaugurer dignement la nouvelle vie qui commence. Enfin bon, en même temps, à moins de faire partie des mormons ou d’être Laura Hingalls dans la petite maison dans la prairie, la phase « on fait l’amour pour la première fois de notre vie » remonte à un bail. Faut vivre avec son temps. Mais bon, c’est pas une raison quand même.

Chapitre VII : le super voyage de noce qui va saigner nos économies pendant les 10 prochaines années

Après la cérémonie qui était d’un prévisible absolu, la nuit de noce qui était d’un prévisible absolu, tout ce beau monde finit dans un vol charter, à destination de Charm-El-Sheik. Ou Rio de Janeiro. Enfin, un endroit « exotique », ou le verre de cocktail décoré au sucre rose fluo représente le summum du raffinement.
Wow. Ça fait rêver. Qui reprendra une coupette de Rimus ?

Chapitre VIII : Divorce

C’est Beigbeder qui parlait de l’absurdité du mariage. C’est vrai après tout, pourquoi faire une fête et réunir tous ses potes pour fêter le plus beau jour de sa vie ? On est déjà super heureux, la vie est belle, les projets foisonnent et le champagne – aussi médiocre soit-il – coule à flot. C’est aux divorces qu’il faudrait faire une fête, réunir tous ses amis, pour nous remonter le moral, et pour boire du champagne – aussi médiocre soit-il.

Chapitre IX : Pour les futurs mariés…

Rassurez-moi. Ça doit bien exister, des mariages pas trop fades, des mariées pas trop meringuées, et des mariés pas trop noeudpapillonés. Sans le lancer de grains de riz, de ballons et de fleurs (ça en fait des lancers, en une soirée. Et je n’évoque pas le lancer de la mariée bourrée ou des enfants hyperactifs de la petite cousine, qui pourraient être une attraction tout à fait envisageable et fort divertissante).
Allez j’y crois. Ça doit bien exister. Et si vraiment ça n’existe pas, alors je suivrai les conseils de Brasssens, et appliquerai à la lettre sa « non demande en mariage », qui, mine de rien, est un concept qui mérite réflexion…
Allez tous ensemble : A A A la queu leu leu (vous verrez, vous l’aurez dans la tête pour le reste de la journée !)

1 an de théories foireuses…

Il y a eu le journal intime des années 90. Tout le monde avait un journal intime. Poussée par un élan Anne Frankiesque, et par la philosophie : j’ai-12-ans-personne-ne-me-comprend-ô-monde-cruel, j’ai écrit ma première ligne: Cher Journal, je m’appelle elise et j’ai 12 ans sans grande conviction. 3 ans et 4 pages plus tard, j’ai abdiqué. Le journal intime n’était pas fait pour moi.

Il y a eu le blog des années 2000. Tout le monde avait un blog. Mais je n’avais plus 12 ans. A 20 ans, je me rebellais et ne voulais pas suivre la mode. J’étais anticonformiste, et j’emmerdais les blogeurs. Yeah…

Et puis il y a eu les années 2010. Enfin l’année 2008. Et une conversation…

Je buvais un verre avec une autre Elise, et je lui faisais part (déjà/encore) de mes théories foireuses, notamment de mon gros doute existentiel, le fameux qu’est-ce-que-je-ferai-quand-je-serai-grande. Question qui a en a entraîné une autre : « qu’est-ce que j’aime dans la vie ». Dans ma réponse confuse et foireuse, j’ai dû glisser entre deux gorgées de bière le fatidique « j’aime bien écrire ». Voilà comment l’idée du blog est née.

L’envie d’écrire plus forte que les préjugés et les désillusions ? (on dirait un refrain d’Herbert Léonard)

Aucune idée… toujours est-il que je me suis lancée dans la conception d’un blog (un truc tout facile déjà préparé sur un site, puisque je suis une pive en informatique), j’ai écrit mes premiers articles sans les relire (les suivants aussi d’ailleurs…), et sans me prendre au sérieux.

Le plus étonnant, A-presque-30-ans, plein de désillusions sur les journaux intimes et de préjugés sur les blogs, c’est que petit à petit mes théories foireuses ont trouvé écho auprès de quelques personnes, puis d’autres quelques personnes… et ainsi de suite, jusqu’à ce que ô magie technologique, ô miracle informatique, le nombre de visites dépasse toutes mes prétentions. Avec à la clé plusieurs messages encourageants. Et c’est peut-être ça le plus touchant (attention minute mélodramatique-je-fais-de-la-politique-je-flatte-mon-électorat), des inconnus qui se reconnaissent dans mes propos, qui se marrent même parfois…

Ce succès (relatif, c’est sûr. Mais les 1 an de mon blog, c’est pas  une bonne occasion pour un peu de prétention ?) m’a fait un peu peur. Parce qu’en fille contradictoire et masochiste que je suis, je suis une phobique du jugement des autres. Alors exposer mes théories aux yeux de tous, c’était un peu ce que je voulais faire, mais que je n’osais pas, mais que je voulais quand même (illustration parfaite de la définition de la femme compliquée et paradoxale, je vous le dis !). J’ai essuyé quelques critiques (j’aurais pu dire « je me suis pris dans la gueule quelques critiques », mais ça aurait fait « fille trop impliquée »), mais voilà, la vie est bien foutue, la plupart des gens sont de chics types, et c’est toujours un plaisir de lire leurs (vos) commentaires…

La prochaine étape : lancer un vrai site avec un « .com », signe ultime de réussite sociale dans ce monde facebookisé. Elise.com étant un domaine déjà pris, j’ai une autre petite idée d’adresse, et je vous la communiquerai très bientôt, alors…. Restez connecté !
Si ça c’est pas du teasing de la mort.
Et vive Herbert Léonard.

Des fois j’aimerais…

Des fois j’aimerais…

… Crier, le plus fort possible, avec le plus de rage possible,  à m’en exploser la gorge, sans me soucier des gens et de la bienséance
…Dire des choses un peu moins maladroites
… Avoir un réel talent – savoir jongler, parler 8 langues, ne jamais avoir besoin de me faire détartrer les dents (on peut parler de talent non, quand on évoque des dents sans tartre ?)
… Sortir du métro en courrant, quand je vois tous les déprimés du lundi dévorant leur journal gratuit, et devenir bergère, ou aller me planquer sur une petite île corse (avec eau courante, bain, chauffage au sol et électricité… ou j’abuse un peu ?)
… Faire comme les enfants, chialer un bon coup ou piquer ma crise devant plein de monde, sans éprouver le moindre malaise
… Que tout se paie (oui je sais, c’est encore plus pathétique que de vouloir la paix dans le monde. Mais j’assume)
… Dire aux gens d’être un peu moins sérieux, et de rire un peu plus d’eux-mêmes
… Faire comme mon chat et faire des siestes à n’en plus finir
… Arrêter de réfléchir
… voir Mme De Fontenay au réveil, sans son chapeau et son maquillage
… pouvoir me propulser dans le temps, et voir qui sera là à mon enterrement
… Faire manger des rillettes aux filles cool qui ne mangent que des salades
… Que tout le monde soit doté du chromosome « je laisse descendre les gens du métro avant de monter »
… avoir ce détachement sur les choses et le regard des gens, danser de manière ridicule, sans avoir le moindre complexe, ou demander du sucre à la serveuse, même si 10 personnes attendent derrière moi
… avoir une bonne répartie dans la minute, et pas dans l’heure qui suit, où je me dis « mais pourquoi je ne lui ai pas balancé ça !! »
… avoir l’option pommeZ (ou CTRL Z pour les irréductibles PCistes) dans ma vie
… que la vie soit une suite de petits-déjeuners avec croissants, tresse et nutella au soleil
… être moins vulnérable aux critiques des autres
… Etre l’héritière du type qui a inventé le papier bulle, et éclater les bulles à longueur de journée
… Faire un road trip aux Etats-Unis, dans une vieille voiture, et m’arrêter dans ces stations glauques où la serveuse dépressive sert des tartes au citron et du café en carafe
… Voir qui peut bien acheter le calendrier sexy des paysannes
… Voir la tête des types qui cherchent « coupe mulet » sur un moteur de recherche et qui tombent sur mon blog
… Vous faire marrer (un peu, au moins)